Un Projet dans la mouvance du développement des colocations et du film L'auberge espagnole, mais pour les seniors et pour du plus long terme
Vous n'êtes pas identifié.
Pages: 1
Notre projet de colocation conviviale et solitaire attire beaucoup de personnes seules qui vivent mal cette solitude, c’est l’objectif principal des cocon3s.
Parmi elles il y en a qui véhiculent en elles depuis longtemps un « mal être » profond, qui par l’effet qu’il produit sur les autres, provoque un vide autour d’elles, ajoutant un facteur supplémentaire négatif à leur vie quotidienne.
Elles ne sont bien sûr responsables de rien mais n’ont absolument pas conscience de ce qu’elles montrent d’elles-mêmes, et sont dépitées des réactions de fuite, de distance ou de malaise qu’elles provoquent.
1 - Celles qui sont soignées, je dirais officiellement, par des vrais professionnels du soin psychiatrique ou psychologique, soit en thérapie associant ou pas une médication, sont des personnes conscientes qu’elles vont mal, ou qu’elles ont été mal et qu’elles se soignent encore. Celles-ci peuvent souvent parler aisément aux autres de leur état ou de leur vécu, et d’où elles en sont. Elles sont au clair avec elles-mêmes et la relation est assez facile.
Pour leur entrée possible en cocon3s il leur faut jouer carte sur table et annoncer la couleur, préparer les autres, à leurs sautes d’humeur par ex, afin qu’elles soient choisies par les autres colocataires potentiels en connaissance de cause. Et c'est très possible.
Les « dépressions » par exemple, prenons un mot banalisé, peuvent toucher tout le monde suite à un accroc dans la vie, mais à des degrés très différents d’une personne à l’autre, en fonction de leur propre état psychique conscient ou pas.
C’est quand ces dépressions se renouvellent avec leur cortège de visions négatives de la vie et leur mise en danger, et qu’elles nécessitent une nouvelle hospitalisation ou un nouveau traitement, que le mal être est profond et non plus conjoncturel donc lié simplement à un accroc. Ces personnes doivent dire aux autres qu’elles ne sont pas à l’abri d’une rechute, mais qu'elles peuvent aussi aller bien dans un environnement favorable.
Les personnes dites « bipolaires » qui doivent gérer étroitement avec leur médecin un dosage médicamenteux pour rester équilibrées entre l’hyper-optimisme avec son excitation et la dépression totale, sont des personnes qui parlent aussi aisément de leur état et de ses inconvénients, étant très habituées à ce que ce soit leur quotidien. Cet équilibre est toujours précaire, fragile, et il faut un environnement paisible, rassurant, sans émotions fortes ou bouleversements.
Les personnes qui ont eu un épisode alcoolique et qui sont toute leur vie en rémission mais jamais guéris, sont souvent des personnes attachantes, affectives, mais elles ont du mal, encore, à parler leur dépendance endormie, à tort par honte, peut être aussi parce qu’on leur a dit dans les groupes de suivi de ne pas dire car, c’était leur affaire à eux.
C’est dommage car là aussi, on est souvent face à une problématique personnelle qui se voit, qui se sent, se devine, dans les discours évasifs, tournant autour de la réalité, et ce non-dit fait fuir car la franchise est importante dans la structuration d’un groupe.
Etre franc ne veut pas dire qu’on se dénude et qu’on devient sans défense face aux autres, comme ce peut être vécu à tort. C’est simplement dire les choses qui sont essentielles pour nous et nous définissent aussi. Les co-habitants d’un cocon3s seront solidaires et donc, les respecter, c’est dire.
2 - Le problème pour les futurs cocon3s, se situe bien plus sur les personnes qui fuient leur
"mal - être" chronique en le niant, et en jouant la comédie devant les autres, ou en croyant la jouer.
Le « mal être » se voit et s’entend comme le nez au milieu de la figure, surtout si vous faites partie des personnes « averties », et quand vous êtes face à ces personnes, ou en relation avec elles, vous ne pouvez que fuir et arrêter toute discussion stérile.
En effet vous voyez tout de suite que la personne n’existe pas dans ce qu’elle dit ou écrit, parfois avec fougue ou véhémence ou force rires et sourires, et qu’elle se joue à elle-même la comédie, mais qu’elle en a besoin, et ne veut pas sortir du cercle infernal.
Si vous voulez l’en faire sortir, même pour l’aider, ce peut être vécu comme un acte violent.
Ces personnes ne peuvent être choisies dans les cocon3s aisément, et ne résisteront pas facilement à un essai d’une semaine ; C’est bien comme ça, car il vaut mieux ne pas accumuler les handicaps au départ.
Ces personnes, qui souffrent beaucoup des effets de leur « mal-être », sont aussi la clientèle rêvée des charlatans ou opportunistes qui veulent profiter des gens mal dans leur vie. Ils sont vendeurs de stages de « bien-être » de « prises de conscience …. », se disent « thérapeutes » et s’ils ne font aucun mal aux gens dits « banaux », ils deviennent réellement des gens néfastes s’ils n’envoient pas se soigner des personnes qu’ils repèrent comme « malades ».
Souvent ces « thérapeutes » d’occasion jouissent trop de leur toute puissante illusion de guérir et justement gardent ces clients facilement éternels. C’est trop lucratif.
En résumé, si quelqu’un a du mal à se faire coopter dans les cocon3s, il faut qu’il se pose les bonnes questions le concernant. La TRAME peut l’y aider dans un premier temps, mais aussi tous les professionnels reconnus du monde soignant.
Christiane BAUMELLE
Initiatrice de COCON3S
Psychosociologue
Hors ligne
j'admire, surprise (excuses je découvre) votre niveau de réflexion. ET enfin je vois la signature "Psychosociologue" eureka.
vous avez une réflexion profonde très interessante.
Cependant je doute que la majorité des gens soient à ce niveau (à moins que nous n'ayons que des "hauts de gamme" ici) et me demande s'ils sont (pour ceux pas concernés directement) en mesure de suivre vos réflexions… pour cela il faut une culture personnelle ou/et une recherche personnelle toute au long de la vie. Le Français moyen… n'en n'est pas là (sinon nous n'aurions pas tous ces problèmes actuels de démocratie etc... par exemple)
Hors ligne
l'objet c'est que cela aide la réflexion personnelle inévitable avant de créer un nouveau projet de vie.
Chacun prend ce qu'il veut dans les écrits et quand il se sent concerné.
Pas de panique, on n'est pas élitistes !
La sélection est naturelle : donner envie aux autres de faire un projet avec vous c'est un programme ! On ne peut pas tricher longtemps.
christiane
Hors ligne
Pages: 1